Institut d'Histoire Sociale CGT FAPT

Une bonne initiative à reproduire ailleurs.

DSCN4610Merci à Robert Gilles pour cette communication.

Le Relais « Loi Rocard- Quilès » au cœur d'un débat en Loir et Cher.
Sur proposition de la section des retraités CGT-FAPT du Loir et Cher, dix salariés en activité et dix Retraités ont débattu autour de l'intense bataille contre la loi Rocard- Quilès, l'après-midi de la Commission Exécutive du Syndicat Départemental du 18 Mars 2021. ( Plusieurs militantes et militants participant à une manifestation de soutien aux salariées d'une association d'aide à la personne en lutte depuis 3 mois, étaient excusés )
L'introduction à la discussion, partant de l'histoire de la Poste et des Télécommunications, s'est appuyée sur le numéro spécial du Relais et les contributions de Maurice Desseigne, Maryse Dumas, Alain Gautheron, Christian Mathorel.

L'importance de la la lutte des « camions jaunes », de septembre à novembre 1988, a été d'autant plus soulignée que deux animateurs de sections syndicales du Service Auto de Paris vivent leur retraite en Loir et Cher.
Complétée des luttes conduites dans le département, abreuvée de vécus des acteurs, militant(e)s de cette période... ou, d'après, la discussion n'a pas caché les difficultés à entraîner le personnel à la grève.
La stratégie extrêmement offensive de la Fédération avec des initiatives multiples au long des 18 mois a permis au collectif d'investir la suite du combat autour de la mise en place de la Convention Commune et de la réforme des classifications dans les services du département.
Un rappel historique très apprécié des salariés en activité !!!

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Décès de Jean Magniadas.

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Nous publions ici le communiqué de notre IHS Confédéral.
L’IHS CGT communique :
« Nous venons d’apprendre le décès de Jean Magniadas et nous sommes profondément émus et tristes. Jean avait 94 ans.
Nous perdons une figure marquante de la CGT, un camarade, un ami. L’IHS CGT perd un précieux compagnon de route.
Son parcours militant est d’une richesse immense. Jean commence sa vie professionnelle pendant la Seconde Guerre mondiale comme employé dans la succursale parisienne de la compagnie d’assurance Rhin et Moselle.
À la Libération, il reconstitue dans cette compagnie une section syndicale. En 1949, il participe à l’animation de l’action de la CGT en direction des jeunes.
L’année suivante, il devient membre du Bureau de la Fédération des employés et sera en charge, à partir de 1958, des questions économiques, juridiques et de jeunesse.
Répondant à une demande de Benoît Frachon, il intègre en 1964 le Centre confédéral d’études économiques et sociales de la CGT dont il fut, à partir de 1968, le directeur. Il fait également bénéficier de ses grandes connaissances en économie le PCF où il milite.
En 1968, il est nommé au Conseil économique et social et collabore étroitement avec la délégation CGT qui négocie, à Grenelle, avec le gouvernement et le patronat.
De 1972 à 1989, il siège à la Commission exécutive de la CGT. En 1980, il participe à la fondation de l’ISERES dont il assure la direction.
Auteur de nombreux articles économiques dans différentes revues syndicales et académiques, il rédige également une thèse de doctorat et obtient le grade de docteur en sciences économiques en 1982.
Sur le plan international, Jean a participé à plusieurs conférences de l’OIT ainsi qu’à de nombreuses délégations confédérales à l’étranger et à plusieurs conférences syndicales internationales traitant d’économie.
Jean a participé aux négociations précédant la création de l’IRES et en fut vice-président. Il fut également président de l’Espace Marx dès sa création.
Passionné par l’histoire du monde ouvrier, c’est naturellement que Georges Séguy le sollicite pour contribuer à la création de notre Institut dont il était vice-président. Très impliqué au sein de notre association, ses travaux sur l’histoire sont multiples (articles, contributions aux colloques, ouvrages).
Homme de conviction très attaché au débat d’idées, Jean était connu pour son exigence, sa rigueur et sa vivacité d’esprit.
Les militants de l’IHS CGT expriment leur reconnaissance à cet homme qui nous a beaucoup apporté.
Il fait partie de ces camarades qui ont concouru à la formation de nombreux militants, qui les ont fait grandir dans leur engagement et qui inspirait naturellement le respect.
Très affectés par cette triste nouvelle, nous tenons à assurer Hélène, son épouse, Sylvie, sa fille, ses petits-enfants ainsi que tous ses proches, de notre soutien le plus sincère et leurs adressons nos sentiments les plus fraternels dans cette terrible épreuve.
Pour l’heure, la date et les modalités de ses obsèques ne sont pas connues.
Nous vous communiquerons ces informations dès que nous les aurons.
Les messages de condoléances peuvent être adressés

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Dossier à lire dans le Relais N°89 : Les camps d'internement en Afrique du Nord

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La crise sanitaire que nous vivons a contraint leurs organisateurs, à reporter dans un premier temps, puis à annuler, de nombreuses initiatives parfois prévues de longue date.
Ce fut le cas du colloque que l’IHS CGT et le Parti Communiste avaient programmé au Sénat au printemps, au sujet des camps d’internement en Afrique du Nord.
Le programme expose clairement l’objectif de cette journée.
Notre ami et camarade Louis Cardin, membre du Conseil d’administration,
devait notamment y intervenir pour le compte de l’IHS Cgt Fapt. Ses travaux n’ayant pu, de fait, être présentés, nous les publions, étoffés par ses soins, dans ce numéro 89 du Relais.

Le cas des camps d’internement d’algérie (1939-1943)
Depuis 1830, la conquête de l’Algérie puis  la  colonisation ont été jalonnées de massacres et de  répression. Après chaque révolte, des sanctions terribles sont infligées à la population « indigène » : internements, séquestres, amendes collectives démesurées sur plusieurs générations. Toutes  ces  mesures  exorbitantes sont confortées au quotidien par  le  Code  de  l’indigénat, « monstruosité juridique » du droit colonial, pour imposer un régime de discipline aux autochtones d’Algérie, qui s’ajoute au statut des « Arabes »  et  enlève  toute liberté aux « indigènes » (voir l’ouvrage d’Olivier Le Cour Grandmaison). Ce code sera utilisé jusqu’en 1945, le Front Populaire en Algérie ayant refusé son abrogation...
Lire la suite dans le numéro 89 du Relais.

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Brèves 3 N°89 : 1941 Les associations professionnelles de fonctionnaires dans les PTT et le statut des Fonctionnaires de Pétain

La loi sur les associations professionnelles pré- cède la promulgation du statut des fonction- naires, qui y fait référence. Les grands principes sont d’ores et déjà clairement indiqués : l’Etat français veut un syndicalisme de type corpora- tisme, où patrons et salariés ne se combattent plus, mais collaborent pour le grand bien de leur patrimoine commun : la profession !!!
Pour compléter cette loi, le 14 septembre 1941, le statut des fonctionnaires de Pétain voit le jour. Il ne comporte aucun droit, mais beaucoup de devoirs.
Devoirs particuliers qui imposent aux fonc- tionnaires les nécessités supérieures du service public auquel il est appelé à collaborer, mais aussi devoirs qui s’étendent à sa vie privée, dans laquelle il doit s’abstenir de toute attitude qui compromettrait le prestige de sa fonction (y compris la grève, le ralentissement concerté du travail et l’application volontairement trop étroite des règlements !!!).
Et tout est à l’avenant. Ce statut inspirera cer- taines législations coercitives ultérieures.
Lire « l’Histoire de la Fédération CGT des PTT » de Georges Frischmann p 479.
Lire « le bulletin Libération Nationale PTT » 4e trimestre 2016.

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Brèves 2 N°89 : Ambroise Croizat (1901 – 1951)


« Vivre sans l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail, en coti- sant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins ».
Ouvrier métallurgiste à 13 ans, député com- muniste du Front Populaire, Ambroise Croizat participe à l’élaboration dans la clandestinité du programme du Conseil National de la Résis- tance, qui débouche sur les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 relatives à la création de la Sécurité Sociale.
Ministre du travail entre 1945 et 1947, il dirige (avec Pierre Laroque, directeur général des Assurances Sociales) la mise en place du système de protection sociale : assurance maladie, système de retraite. Il s’engage sur la création des comités d’entreprise, la méde- cine du travail, la formation professionnelle, la réglementation des heures supplémentaires…
Ambroise Croizat meurt à Paris à 50 ans le 10 février 1951.
Le meilleur hommage que nous pouvons lui rendre est de nous battre sans cesse partout pour que la Sécurité Sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat a voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart à la misère, à la souffrance et à l’exclusion.
Lire l’article de Georges Bressol dans le Relais n° 67.

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Brèves 1 N°89 : La Fusillade de Fourmies 1er mai 1891

Fourmies, située dans le département du Nord, est en 1891 une petite ville d’un peu plus de 15 000 habitants. Très industrialisée (verrerie et travail de la laine), les ouvriers y représentent plus de 75 % de la population active.

L’industrie, depuis 1890, connaît une certaine période de marasme et le patronat local en- tend que les ouvriers paient les frais de la crise (pourtant les bénéfices patronaux de Fourmies s’étalent par an entre 400 000 et 1 000 000 de francs or). C’est un patronat de combat. Les industriels s’opposent, par exemple, unanime- ment, à la loi limitant à 10 heures le travail des femmes et des enfants.

Si les verriers représentent en France une des corporations les plus combatives, les ouvriers du textile ne sont pas organisés. Pourtant, leur esprit de lutte grandit rapidement. De nom- breuses grèves pour de meilleurs salaires vont éclater en 1890-1891.

Mais le grand jour des prolétaires approche… Les patrons, quoique divisés entre « opportu- nistes » et « cléricaux », se mettent facilement d’accord pour lutter contre le danger ouvrier. Le 1er mai 1891, les ouvriers envoient des dé- légations pour faire valoir leurs revendications. Fin de non-recevoir.

Après un premier incident où la gendarmerie charge la foule, portant l’exaspération à son comble, les ouvriers se massent devant la mai- rie, demandant la libération de leurs collègues arrêtés quelques heures plus tôt.

Des cortèges se forment et sillonnent la ville. C’est alors que le drame éclate.

Le commandant Chapus, de la Compagnie du 145e, sans sommation, ordonne d’ouvrir le feu : 9 tués (dont des enfants) et 30 bles- sés sérieux. Chapus sera décoré en 1899 par le Général Gallifet(*), hommage rendu par « le bourreau de la Commune » au « fusilleur de Fourmies ».

Bien que les forces de l’ordre soient mises en cause, ce sont 9 manifestants qui furent condamnés pour entrave à la liberté de travail, outrage et violence à agent.

Nos dirigeants actuels, 130 ans plus tard, n’ont rien inventé.

Lire « la fusillade de Fourmies » de Claude Willard – Editions du Petit Pavé.

* Général Gallifet (1830 -1909). Lors de la Semaine Sanglante à la fin de la Commune, ce militaire sinistre et méprisant s’acquitte sans pitié de la besogne que lui a confiée Thiers. Il préside avec le plus grand sang-froid à la répression.

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Le Relais N°89 Sommaire

Image (12)

Les Brèves : Page 2
Le Billet : 150ème anniversaire de la commune de Paris. Page 3
Portrait : Nathalie Le Mel. Page 4
Dossier : Les camps d'internement en Algérie -1939/43  Page 6 à 11

Repères : Vive la commune. Page 12-13

Vie de l'IHS : Bilan 2020 et perspectives. Page 14-15
Culture : Femmes en luttes et en livres. Page 16

 

 

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2021

Image (7)     Nous avons trouvé ce message dans sa sacoche.

 

A l'occasion de la nouvelle année, notre Institut d'Histoire Sociale souhaite une excellente année à tous nos adhérents et nos lecteurs.

Gardez-vous en bonne santé et maintenez un moral révolutionnaire pour faire partager l'histoire aux plus jeunes.

Nous espèrons que 2021, nous permettra de retrouver plus de contacts physiques.

Des bises et des poignées de main.

 

D'ores et déjà, notre IHS a décidé de plusieurs projets à mettre en place :

  • Investissement dans les travaux de l’IHS confédéral sur "syndicalisme et service public"
  • 2021 est l’année de commémoration de la Commune de Paris : cela fera l'objet d'un dossier spécial dans nos Relais 2021.
  • Une conférence au Musée de la Poste sur Albert Theisz.

Nous tiendrons en novembre notre AG statutaire

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Loi Quilès/Rocard : 30 ans après

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Bientôt à lire, un supplément au N°88 du Relais, il y a 30 ans la loi Quilès-Rocard.

30 ans après, Pourquoi ce numéro spécial ? 

 

Il y a 30 ans, de 1988 à 1990, dans les PTT, une bataille a eu lieu dont l'enjeu était le devenir de l'un des plus anciens Services Publics de notre pays.  Elle a marqué et marquera profondément l'histoire des luttes et de l'affrontement capital/ travail dans notre pays. 

L’historique du processus pour que le capital arrive à ses fins, décrit par Maurice Desseigne, nous en rappelle les moments forts en page 3. 

Mais pourquoi ce numéro spécial trente ans après ?

30 ans après, c’est le recul nécessaire pour commencer à travailler historiquement un fait précis, c'est à dire ne pas rester sur le témoignage ou le récit global.

30 ans après, ça permet, pour la première fois, à deux secrétaires généraux, acteurs directs[1] et en première ligne de cette dure bataille contre la loi Rocard Quilès, de s’exprimer non pas en tant que témoins mais en tant qu'historiens.

Ils livrent leur analyse dans un registre différent mais complémentaire. Maryse Dumas revient avec précision et pédagogie sur les choix stratégiques et les débats qu'ils ont suscités, l'évolution du rapport de force à chaque moment clé de la bataille en page 6.

Alain Gautheron aborde un sujet qu'il connaît bien, la communication de la Fédération, il la décortique face à celle de Quilès, en fait un outil de combat en page 16.

En filigrane, dans ces deux contributions, le rôle de l’organisation apparaît comme étant celui qui fait vivre le débat dans les structures syndicales, parmi les syndiqués et le personnel, c'est à dire la démocratie syndicale et ouvrière, et le renforcement de l'outil indispensable pour les luttes : La Fédération.

Enfin, le secrétaire général actuel Christian Mathorel, qui a vécu la bataille comme jeune agent des lignes. Il répond à une interview en page 20, sur son vécu de cette séquence, et nous donne sa vision face aux réalités et enjeux d’aujourd’hui et de demain.

A la lumière de ce que nous connaissons maintenant de l'évolution et de la situation du secteur des activités postales et de télécommunications, les contributions permettent, en particulier pour les actrices et acteurs d'aujourd'hui, d’avoir un regard sur la façon dont les enjeux ont été formalisés à l'époque. Elles mettent aussi en évidence que l'argumentation, les propositions et les motivations de la Fédération pour combattre la loi Quilès se vérifient complètement 30 ans après : démembrement, privatisation, précarisation des emplois, suppression de garanties statutaires et sociales, etc.

Ce Relais spécial, bien que traitant du passé, se veut par son contenu un outil pour la réflexion, tourné vers le présent et l'avenir.

Il chasse toutes idées de fatalisme et souhaite aider à faire grandir un syndicalisme de classe, revendicatif, démocratique, rassembleur, ouvert à des pratiques adaptées à la situation et au rapport de force réel du moment, là où se construit l’avenir jour après jour.

Pour cela, il ne s'agit pas de se figer sur le passé, mais d’essayer de relater les espérances de celles et ceux qui l'ont construit par leurs luttes, car elles sont les nôtres.

 

Serge Lottier, Patrick Bourgeois.



[1] Pendant la bataille Maryse Dumas était Secrétaire générale de la Fédération, Serge Lottier était Secrétaire général adjoint, chargé de l’organisation et Alain Gautheron Secrétaire fédéral chargé de la communication et Secrétaire général de l’Union Fédérale des Cadres.

Ont également participé à la réalisation de ce numéro et aussi acteurs de cette bataille : Michelle Boulesteix (Commission des Inspecteurs), Patrick Bourgeois (Secrétaire départemental du syndicat de la Sarthe), Maurice Desseigne (Responsable de la Commission des Cadres Supérieurs).

Numéro réalisé grâce à la participation active de Benoit Delfolie, archiviste de la Fédération.

 

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Supplément Relais N°88 Sommaire

Capture22 juillet 1990 : La loi Rocard/Quilès

 

  • 30 ans après : Serge Lottier-Patrick Bourgeois. Page 2
  • Quelques repères chronologiques : Maurice Desseigne. Page 3
  • La CGT face au projet Quilès, une bataille totale : Maryse Dumas. Page 6
  • Quand l'action de la CGT malmène la communication officielle : Alain Gautheron. Page 16
  • Interview de Christian Mathorel : Secrétaire Général de la CGT FAPT. Page 20

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