Au conseil national des 6 et 7 avril 1971, Emile Quéré présente aux participants ce qui va devenir la Circulaire 054 du 8 juin 1971, régissant les droits syndicaux, confirmée en bulletin officiel cinq mois plus tard. En voici les 6 points essentiels :
– Les organisations syndicales constituent la voie naturelle de représentation du personnel.
– Les autorités hiérarchiques responsables doivent se prêter, de la manière la plus large possible, au dialogue avec les représentants des syndicats et sections syndicales.
– Nul ne peut être inquiété en raison de son affiliation ou de sa non-appartenance à un syndicat.
– Les représentants qualifiés des organisations professionnelles ne peuvent faire, eu égard à leur activité syndicale, l’objet de discrimination, sur quelque plan que ce soit, en particulier sur celui du déroulement de carrière.
– Les facilités que les organisations syndicales ont déjà obtenues régulièrement ne sauraient être remises en cause.
– La reconnaissance du droit syndical s’accompagne du droit de disposer des moyens nécessaires à son plein exercice : locaux, autorisations spéciales d’absence, dispenses de service.
Chaque militant et militante sait que, dans le domaine des droits syndicaux comme dans les autres, rien n’est acquis définitivement. Avoir conscience de
leur importance, et donc de les respecter, est la première condition à remplir pour les défendre et les améliorer.
Lire : Emile Quéré, un militant de la Fédération CGT des PTT, de Francois Briand.
Lire l’article dans Le Relais d’octobre 2001 sur la circulaire du 8 juin 1971.