Fernand Piccot (1906-1985), responsable CGTU des PTT avant-guerre, militant communiste, est arrêté le 2 mai 1941. Il est incarcéré à la prison de la Santé durant plus de trois mois. Alors qu’il doit être libéré, il va être déplacé dans plusieurs camps d’internement. Il est au camp de Châteaubriant le 22 octobre 1941, lorsque les 27 otages, dont Jean Grandel (1), sont fusillés. Il raconte : «les 27 otages avaient été parqués dans la même baraque en attendant que les Allemands les emmènent. Quant aux autres détenus, nous étions enfermés dans nos baraques. Nous avons chanté tous ensemble la Marseillaise et les Camarades ont continué à chanter dans les camions qui les conduisaient au lieu de la fusillade. Bien que l’on sût ce qu’étaient le fascisme, nous étions très marqués par celle-ci, qui fut hélas, suivie par beaucoup d’autres, le 15 décembre 1941 et au début de l’année 1942». Interné par la suite aux camps de travaux forcés de la base de sous-marins allemands de la Pallice et de la Rochelle, il s’en évadera, et deviendra responsable de la Résistance PTT en région parisienne et participera à la libération de Paris.
Fernand Piccot sera élu Secrétaire général de la Fédération CGT des PTT en septembre 1945, au congrès de Limoges.
Lire le document de l’IHS CGT FAPT, Libération Nationale PTT et la Fédération CGT FAPT, soirée de l’été du 29 août 2006 «Fernand Piccot, premier secrétaire de la Fédération après la deuxième guerre mondiale, 1945 à 1950».

1. Nous reviendrons dans un prochain numéro du relais sur le 80e anniversaire des fusillades de Châteaubriant et sur le destin tragique de Jean Grandel.